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12.2008 News du nord
12.2008 News du nord.
Johan nous dresse un bilan de quelques sorties réalisées
dans le "nord" un bilan positif qui invite à exploiter la région.
News de novembre 2008
9h00 du matin, Christophe et moi
sommes à pied d’œuvre pour en découdre avec les carnassiers. Notre
terrain de jeu du jour et un étang fédéral d’une superficie d’une 50 ha.
La période de chasse bas son plein et il est interdit de mettre à l’eau
avant 9h30 sous peine d’être pris pour un canard !
La météo n’est pas des plus clémente.
Temps très clair avec beaucoup de vent (rafale jusqu’à 90 km/h). De
plus, la température a chuté de 6° ces derniers jours et le thermomètre
affiche 2°.
Les montagnes russes
Ma stratégie du jour est de rechercher
les percidés à la verticale ou lancer ramener sur les postes que j’ai
préalablement repérés. Ces postes sont principalement des tombants où la
profondeur passe de 2 à 5m en moyenne en un clin d’œil. De vraies
montagnes russes. Ces tombants marquent le lit de la rivière « Jar ».
Vu la clarté de l’eau, je commence la
pêche avec un shad de 8cm couleur salt pepper afin de voir si les
percidés sont actifs Après plusieurs passages à différentes profondeurs
(pied du tombant, plateau…) et à différentes vitesses. Le score était
nul. PAS UNE TOUCHE. Je passe en « finess » en essayant différents
coloris et animations (jusqu’à 1 minutes en laissant décollé le leurre
de quelques centimètres au dessus du fond) mais sans succès. Christophe
ratisse large avec des jerkbaits (buster jerk et autres swimbaits à la
recherche d’un brochet) mais même résultat. Le passage en fireball ne
changera pas le score.
Verticale limite
Je décide de changer mon fusil
d’épaule et d’aller prospecter les berges battues par le vent. L’eau y
est généralement un peu plus piquée qu’ailleurs par les éléments en
suspensions arrachés de la berge par les vagues. Cette nourriture attire
le fourrage, suivit de près par les grandes canines. La profondeur ne
dépasse pas 2.5m à 25m du bord. Un premier passage en verticale ne nous
rapporte pas de poissons. Pourtant, des boules aperçues à l’échosondeur
trahissent la présence de fourrage.
Nous décidons de refaire un passage
mais en lancer ramener. J’opte pour un jig blanc avec un grub de même
couleur comme trailer. J’anime lentement près du fond et effectue des
pauses de 20 à 30 secondes afin de laisser le temps au carnassier de
s’approcher de mon leurre pour l’aspirer.
Christophe pratique avec un
spinnerbait qu’il ramène entre deux eaux. Quelques instants plus tard,
Christophe ferre une belle perche. Celle-ci a pris le leurre à 1 mètre
du bateau. Je repère le poste pour nous ramener dessus. Quelques photos
et la belle retourna dans son élément. Nous voilà remontés comme des
montres suisses. Je repositionne le bateau et quelques lancés plus
tard, Christophe touche un brochet de 65 cm avec le même spinnerbait.
Photos, remise à l’eau et la pêche continue. Malheureusement, nous ne
toucherons pas d’autres poissons.
Je suis surpris des résultats de
Christophe au spinnerbait dans une eau aussi froide et claire. En effet,
le spinnerbait a son meilleur rendement dans une eau dépassant les 10°et
légèrement teintée. Comme quoi, il ne faut pas avoir d’idées préconçues
à la pêche.
Christophe et sa
belle zébrée
Brochet de 65 cm
pris au spinnerbait
12.2008 GROS SANDRES
DE SEINE
Début
décembre, je pars en direction de Mantes la Jolie, en région parisienne
pour une session de deux jours de pêche à la verticale en Seine avec mon
ami Billy. Arriver à 8H30 du matin, je réceptionne Billy et nous voilà
partis en direction de la mise à l’eau. Billy connaît le secteur et
m’explique les différents hots spots. Nous décidons d’attaquer la sortie
d’une rivière de 2nde catégories qui se jette dans la Seine,
puis différentes piles de ponts. La température est de 3°C à
l’extérieur ; L’eau est à 7°C. Bateau à l’eau, matériels embarqués et
hop direction l’embouchure de cette petite rivière. J’inaugure mon
nouveau moteur thermique TOHATSU 9.8cv. Sur ma quick, c’est que du
bonheur, ça avance vite et bien.
Samedi :
Premier
post, eau toujours à 7°C assez trouble mais correcte. Le fond est très
accidenté et varie de 4 à 9m. Je décide d’attaquer avec un Pulse shad de
11 cm. Quand à Billy, il tente au finess. Je prospecte les différentes
couches d’eau avec différent angle d’attaque mais rien, pas de touche.
Les formes et les couleurs des leurres sont variées mais capot. Nous
changeons de posts pour nos premières piles de ponts. Un bateau est déjà
sur place et pêche au manié mais apparemment, ils n’ont pas plus de
succès que nous.
L’eau y
est plus profonde, jusqu’à 10m. La pile de pont forme un amorti
prometteur. Je contrôle le bateau à la limite du calme et du courant
quand la canne de Billy se plie. Le poisson est décroché aussitôt.
C’était lourd !
Je passe
en fireball et décide de peigner la zone la plus profonde lentement. A
l’aplomb d’une bouée, je prends une châtaigne dans la canne. C’est lourd
et ça tiens bien le fond. Je remonte un sandre de 74 cm. Ça commence
bien

Sandre de 74 cm pris à la fire ball en 21 g avec un
gardon de 10 cm. Ce sandre à la particularité d’avoir une nageoire
dorsale deux fois plus petite que la normale. Pas de cicatrice
apparente. Il doit être née comme ça.
La
prospection de cette pile de pont ne rapporte plus de poisson, on passe
à la suivante. Billy continue au leurre et opte pour un shad HS810
couleur blanc. Il enregistre une touche à la limite du courant et du
calme dans 8m d’eau. C’est un petit sandre de 40 cm. Ça y est, premier
poisson en verticale. Bravo Billy.
Je
remarque que la berge est très jolie, beaucoup de bois morts, voyons les
fonds. Le sondeur indique une cassure de 4 à 8m d’eau. Nous commençons
la prospection. Je remarque un amas de pierre sur le fond et ralentie la
dérive. Billy ferre, c’est lourd, très lourd, ça décolle pas du fond et
sa sonde. Billy pense à un silure. Je suis sceptique au vu de la
défense. Finalement, un magnifique sandre de 85 cm remonte en surface.


Sandre de 85 cm pris à la verticale au shad SPRO HS 810

Catch and release attitude
La
prospection du samedi ne rapportera plus de poissons malgré les
différents spots abordés. Nous avons remarqué que l’activité des
poissons a augmentée lors d’une éclaircie. Dès que le soleil fut caché,
les poissons ont fait de même.
Dimanche :
La pêche
du samedi nous a montré des poissons entre 7 et 10 m d’eau. Les poissons
ont été pris sur des posts de repos au calme à l’abri du courant
principal.
Il nous
fallait trouver des posts similaires. Nous décidons de pêcher une darse
où nous espérons trouver des eaux plus chaudes et du poisson blanc puis
une centrale thermique pour essayer de trouver les sorties d’eau de
refroidissement.
La darse
ne nous rapporte pas de poisson. L’eau y est plus claire et la
profondeur max 4m. Pas de blanchaille, par contre quel spot à brochet,
les berges sont magnifiques, je reviendrai en avril ou mai pour tenter
Mr Esox. Direction la centrale EDF. Il y a une multitude de poteau en
acier planté verticalement dans l’eau. Derrière ces poteaux se forme un
amorti créé par l’accumulation de débris charriés par le courant. Nous
remontons, le plus loin possible pour nous laisser descendre par le
courant et prospecter ces pilonnes. L’eau y est à 7°C et le fond de 4 à
7m. Je commence en fireball et Billy au shad HS810. Je ferais 5 sandres
de 57 à 67cm. Billy ne fera malheureusement pas de poissons.
Le
pattern était de venir présenter l’appat au cœur des obstacles lentement
avec le bateau. La fireball était décollé de 5 cm du fond pendant 1 à 2
minutes. Dès que je tappais une branche, je remontais lentement la
fireball pour passer au dessus et je laissait redescendre rapidement.
Généralement, la touche avait lieu à ce moment là.

Sandre de 62 cm pris à la fireball


Sandre de 64 cm pris à la fireball

Veillez à bien oxygéner vos prises
durant la remise à l’eau
Johan
Hainaut Carnassiers
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