Lorsque les prévisions météo annoncent
une journée agréable avec néanmoins un vent fort évoluant à très fort à
partir de midi, il est évident que la partie de pêche s'annonce
mouvementée !!! Peu importe, l'envie de pêcher nous tiraille et
nous invite naturellement à prendre la direction des plans d'eau, bien
décidés à profiter au maximum de cette journée. Car comme on dit chez
nous, s'il fallait attendre que toutes les conditions soient réunies
pour aller pêcher (bonne lune, bonne température, absence de pluie, de
vent, brouillard, poissons actifs, ... ), nos sorties se résumeraient à
3 ou 4 par an !!!
Après deux bonnes heures de routes
nous sommes sur place, la rampe de mise à l'eau est déjà occupée et
plusieurs bateaux, qui comme nous ont décidé de profiter de la journée,
attendent leur tour. Nous nous mettons dans la file et profitons pour
charger et préparer le matériel. Voici notre tour, j'enfile les waders
et en quelques minutes le Sealacante est à l'eau, j'en profite pour
donner un coup de main à Albert et Michel et oups! les trois bateaux
sont prêts à démarrer.
Bien qu'un petit mouvement soit
présent à la surface de l'eau, les conditions sont agréables et
correspondent bien à ce qui était annoncé. Chacun prend la direction
d'une zone différente afin de vérifier la tendance. Michel attaque un
poste à proximité d'un plateau, Albert une belle cassure en bordure
d'ile et nous des tombants en pleine eau. Le soleil présent et les
belles touches confortent notre décision d'avoir fait le déplacement.
Les Shad et Fireball permettent de réaliser la majorité des prises,
exclusivement des sandres moyens. Les zones de 8 à 10 m de profondeurs
situées en pleine eau semblaient les plus productives.
Après quelques heures de pêche et
quelques poissons au compteur, nous constatons l'exactitude de Monsieur
Météo !!! Comme prévu, il est 11 h et le vent se lève à vitesse grand V,
sonnant par la même occasion la fin de la récréation. Le soleil fait
place peu à peu à un ciel nuageux et les petits mouvements d'eaux se
transforment rapidement en vagues de plus en plus importantes. De
nombreux bateaux prennent la direction des zones de bordures, où digues,
talus, et berges protègent quelques peu de l'influence du vent, sans
toutefois fournir de zones calmes puisque celui-ci souffle dans l'axe
longitudinal du plan d'eau.
Albert, Michel, Eric et moi sommes
toujours sur l'eau à braver le temps de plus en plus difficile. Dans ces
conditions, inutile de parler de pêche en back-troller, tout au plus un
léger maintient sur le poste au détriment des batteries qui donnent tout
ce qu'elles peuvent. La pêche en dérive contrôlée s'impose
inévitablement.
Peu à peu, tous les bateaux quittent
le plan d'eau, et après un rapide tour d'horizon, Eric et moi nous
apercevons que nous sommes les seuls sur l'eau. Nous décidons alors de
faire un petit "break" casse-croute et de rejoindre Albert et Michel à
proximité de la mise à l'eau. Il est 13 h, avec une trentaine de
poissons pour les trois bateaux, le bilan est mitigé mais néanmoins
acceptable vu les conditions de la fin de matinée et les échos négatifs
des autres pêcheurs. Après notre petite interruption de midi, Michel,
ayant profité d'une belle demi-journée et Albert, contraint d'arrêter
pour cause de batteries complètement vides, décident de clôturer
raisonnablement la journée.
Pour Eric et moi, conscients que les
conditions sont franchement difficiles, mais que nous ne sommes pas
"limites" en termes de sécurité avec le Sealacante, nous reprenons le
cap vers le large. Après 40 min de navigation à faible allure, quelques
lames d'eau dans le bateau (merci au système auto-videur, c'est à ce
moment que l'on se rend compte de l'efficacité d'un bateau conçu
initialement pour la mer), nous sommes sur le poste convoité.
Un bon vent de 4 à 5 BF forment des
vagues et creux impressionnants qui ne permettent même plus de contrôler
les dérives au moteur électrique !!! Le moteur thermique 40 CV 4 T
tourne au ralentit en marche arrière et nous permet juste de ralentir la
dérive, afin que nous puissions présenter notre montage; dans la plupart
des cas, une tête plombée de 30 grs équipée d'un shad Netbait de 12 cm.
Nous pêchons en diagonale afin de
minimiser les écarts imprimés par le mouvement permanent de "monte et
baisse" du bateau. Nous avons l'impression d'avoir pris un billet "non
stop montagnes russes" mais les touches s'enchainent pour notre plus
grand plaisir. Dans ces conditions chaque prise est hissée dans le
bateau en sécurité suivant la règle des trois points d'appui (5S et
sécurité !!!).
Après 5 h de pêche à la sauce
"Walibi", nous décidons d'arrêter de pêcher sachant qu'il nous faut
encore naviguer prudemment une grosse demi-heure pour rejoindre la mise
à l'eau. Certes, ce ne fut pas une journée de grand repos, mais terminer
cette sortie avec plus de trente poissons pour Eric et moi, sans compter
une bonne quinzaine de décrochés et de touches loupées nous firent
rapidement oublier les difficultés de la journée, y compris les 450 kms
parcourus pour passer une bonne journée au bord de l'eau.
Le premier sandre de la journée fut pour Eric
Le deuxième pour moi !!!
Et oui, grosse touche petit poisson !!!
Pas une griffe sur la robe de ce joli sandre
Et oui la dorsale d'un sandre ca pique, heureusement que
l'infirmier était à bord :-)
Le partage d'un poste fait aussi partie de la
convivialité d'une journée de pêche, un superbe endroit ou les doublés
furent nombreux.
Petit doublé pour Eric et ...
moi ...
60 cm fut la taille moyenne des prises.
Comme d'habbbbbbbbbbb
Fini la rigolade, voici les choses sérieuses
L'entraide entre amis et passionnés, souvent appréciable
au bord de l'eau.
Demi-journée terminée et bien méritée pour Michel et
Albert
15 bateaux sur l'eau le matin, 6 à 8 à 11h, 3 à 13h, et
un l'après midi lol
Concentré, fatigué ou un peu mal au cœur !!!
Pas le choix de rester sur les bordures, le poisson est
actif sur les postes de pleine eau.
On y arrive bientôt
Petit aperçu de notre après midi sur l'eau, sans abuser
de l'appareil photos afin de ne pas perdre le troisième sur 2 ans.