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1° Technique.
Définition.
Originaire des Pays-Bas, la pêche à la « verticale » se pratique à bord
d’une embarcation équipée d’un sondeur et d’un moteur électrique, et
consiste à faire évoluer à l’aplomb de celle-ci un leurre souple sur et/ou à
proximité du fond.
Praticable sur tous
les types de plans d’eau
et destinée à la pêche de tous les carnassiers, elle est particulièrement
redoutable pour la traque du sandre, où elle a démontré sa redoutable
efficacité depuis de nombreuses années.
La tête plombée sabot
équipée d’un leurre souple est le montage la plus utilisé pour pratiquer
cette technique. Simple et rapide, ce montage lesté en tête par une plombée
fixe, permet une présentation optimale sur le fond, ainsi qu’une animation
lente et peu saccadée; attrait principal de la « Verticale » Cette technique
très tactile est efficace en toutes saisons, mais trouve son apogée en hiver
sur des poissons apathiques. Elle réclame un matériel adapté, une certaine
dextérité et surtout une grande concentration pour combiner l’action de
pêche, la conduite de l’embarcation et la gestion des informations affichées
sur le sondeur.
2° Matériels spécifiques.
La canne.
D’action de pointe ou
semi-parabolique, elle doit être courte, nerveuse et très sonore pour
détecter la moindre touche. Destinée à être utilisée des heures durant, elle
doit surtout être légère et très bien équilibrée. Une bonne réserve de
puissance s’avérera néanmoins nécessaire pour supporter la violence du
ferrage et le combat avec les gros poissons. Elle mesure entre 1.80 m et
2.10 m pour un poids maximum de 150 grs et une puissance de 14/28grs,
pouvant aller jusqu'à 40 grs pour pratiquer en rivière. La plus couramment
utilisée étant une canne de 1,90 m en 1 bout et d’action 14/21 grs. Une
poignée courte, fine et ergonomique s’imposera pour permettre un confort
maximum, notamment pour le maintient en position « porte-plume », ainsi que
la présence d'anneaux Sic indispensable pour l’utilisation de la tresse.
(Ex :
AMS Best Verticalière 1.90m, Shimano Yasei, G Loomis GLX).
Le
moulinet.
De type lancer léger à
tambour fixe et frein AV, il doit parfaitement équilibrer l'ensemble. Munis
d’un anti-retour infini, dont le levier sera placé de préférence à l’avant
plutôt qu’a l’arrière pour éviter de gêner la prise en mains
« porte-plume », il permet de ferrer immédiatement sans à-coup dans toutes
les positions de rotation du moulinet. Le frein doit être progressif et
offrir un réglage parfait. Il doit permettre l’utilisation de tresse, avoir
une capacité d’environ de 100 m de 0.12 mm et ne pas excéder 250 grs. Equipé
de plusieurs roulements à billes est un gage de confort et de qualité.
(Ex : Shimano
Rarénium 1000)
La tresse.
Indispensable !!! Elle
permettra un contact direct avec le montage, une perception maximum de la
touche et un ferrage optimal. Elle sera de préférence de teinte neutre, d’un
diamètre de 0.5 à 0.12 mm et d’une régularité irréprochable.
(Ex :
Power Pro 0.6 à 0.10 mm).
La monture « Tête
plombée ».
Achetée ou à réaliser
soi même, elle comprend un hameçon simple (jig) n°1/0 à 6/0 lesté par une
plombée fixe de forme sabot, footballjig ou stand-up de 7 à 40 grs. De façon
à garder une présentation souple et naturelle, elle doit toujours avoir une
taille proportionnelle à celle du leurre utilisé, et un poids adapté en
fonction de la profondeur de pêche, la force du courant et vitesse de la
dérive de l’embarcation. Pour renforcer son efficacité, le montage est
souvent complété par l’ajout d’une empile supplémentaire fixée sur l’œillet
de la tête plombée et munie d'un triple (n°10 à n°2) placé sur l’extrémité
AR du leurre.


Tableau indicatif: profondeur/plombée
|
Profondeurs
(m) |
Poids tête plombée (grs) |
|
Lac |
Rivière |
|
2 à 5 m |
10 > 14 grs |
14 > 21 grs |
|
5 à 10 m |
14 > 21 grs |
21 > 28 grs |
|
10 à 20 m |
18 > 24 grs |
24 > 40 grs |
Tableau
indicatif: taille leurre/armement
|
Taille du
leurre
(cm) |
Taille hameçons (n°) |
|
Simple |
Simple +
Triple |
|
5 à 7 cm |
2/0 |
1/0 + 10 |
|
7 à 10 cm |
4/0 |
2/0 + 8 |
|
10 à 13 cm |
6/0 |
3/0 + 6 |
|
13 à 16 cm |
8/0 |
4/0 + 4 |
Les leurres souples:
Même, si la plupart
des leurres souples peuvent être utilisés, les leurres pour la verticale,
doivent faire l’objet d’une sélection très rigoureuse. Les grandes marques
proposent des modèles spécifiques déclinés dans différentes formes, tailles
et couleurs.


Deux catégories sont
principalement bien adaptées: les modèles « Shad » (queue en forme de
caudale) et les « Finn’s » (queue en forme de V), dans les tailles de 8 et
18 cm. Les teintes disponibles sont très nombreuses, naturelles, agressives,
contrastées ou transparentes, il existe bien des « références » telles que
« Fire Tige et « Salt & Peper », mais le choix sera dicté par les conditions
du moment. L’idéal est d’en posséder quelques-uns de chaque modèle.

3° Action de pêche :
Trois principes de bases pour pratiquer correctement la «
verticale » :
1° Observer constamment le sondeur afin de visualiser et
d’interpréter précisément la zone de pêche. Les informations telles que
profondeur, t° de l’eau, structure et topographie du fond,… (Éventuellement
présence de poissons) sont des indications très précieuses en action de
pêche. Elles permettront principalement de guider les trajectoires et
d’anticiper les différences de profondeurs.
2° Utiliser le moteur électrique en permanence afin de
positionner l’embarcation, corriger la dérive et réguler la vitesse de
déplacement. Suivant le positionnement du moteur électrique sur
l’embarcation, un modèle placé à l’arrière sera utilisé en marche AR ou «
Back Troller » et un modèle placé à l’avant sera utilisé en marche AV ou «
Front Troller ».
3° La présentation du montage se fera toujours sur et/ou à
proximité du fond, avec des animations généralement lentes et de faibles
amplitudes. Celles-ci pourront varier suivant les saisons et les conditions
du moment, n’excluant pas des saccades rapides et marquées face à des
poissons très actifs.
En « verticale » il n’est pas nécessaire de lancer, il suffit
simplement de déposer le montage et de le laisser descendre à l’aplomb du
bateau. L'animation peu débuter dès que la monture atteint le fond; canne
positionnée au raz de la surface, décollez la monture d’environ 20 cm,
marquez un temps d’arrêt et reprendre contact avec le fond en accompagnant
la descente, bannière tendue. Réalisez des tirées irrégulières de faible
amplitude plus ou moins lentes. Enchaînez des mouvements en dents de scie à
l’aide de la pointe du scion. De temps à autre, immobilisez la monture
durant quelques secondes puis créez des frémissements... le but étant de
trouver l’animation qui suscitera l’intérêt des carnassiers. La majorité des
attaques ont lieu pendant l’arrêt et la phase descendante de l'animation, la
ligne doit donc toujours rester parfaitement tendue pour garder un contact
permanent avec la monture afin de percevoir les plus infimes tirées, chocs
ou vibrations du fil (parfois difficile à déceler pour un pêcheur
inexpérimenté). Dans chacun de ces cas, il faut réagir immédiatement par un
ferrage rapide et puissant, car le carnassier (surtout le sandre) recrache
aussi vite lorsqu'il découvre le piège !!!
Les zones et profondeurs de prospection seront également
déterminantes et en règles générales, à proximité des cassures, des tombants
ou encore dans le lit du plan d’eau.
La prospection des postes peut être réalisée suivant deux
méthodes :
-
la première consiste à couper perpendiculairement et de
gauche à droite la cassure ou le tombant, afin de prospecter les
différents niveaux.
-
la deuxième consiste à suivre parallèlement la cassure,
grâce à une dérive contrôlée ou une conduite dirigée.
La technique
« verticale » comporte quelques variantes avec l’utilisation des montures « Fireball »
et « plomb épingle ». Deux systèmes permettant de pratiquer la technique
« verticale » avec des appâts naturels, tel que petits gardons, goujons,
ablettes, ou encore des éperlans, une solution très efficace quand les
sandres boudent le « plastic ».
Bonne pêche à la
pêche verticale.
Benoit
Hainaut
Carnassiers
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